le site de drevant: présentation

le site de drevant: présentation
Drevant est une agglomération secondaire (équivalent des communes petites villes qui dépandent de villes plus importantes on a rien inventé^^) de la cité des Bituriges Cubi (bourges), est située à 4km au sud de Saint-Amand-Montrond sur la rive droite du Cher.
Elle est dominée, de part et d'autre de la vallée, par deux habitats fortifiés d'époque préhistorique :
-le Champ de l'If à Colombiers
-l'oppidum des Murettes communément appelé le "Camp de César" à La Groutte. (il s'agit d'un camp fortifié dont il ne reste qu'un vague bout de mur... dire que je les ais enmerder toute une semaine pour aller voir cette "croute"...)

On retrouve le nom de « Derventum » (d'où les derventiales et pas drevantiales) dans des écrits de l'abbaye de Noirlac datant de 1210.
L'origine du nom pourrait être celtique (Dervio). (d'où la présence des celtes chaque années et il faut dire aussi qu'ils ont du succès)
A l'époque gallo-romaine, on accédait à Derventum par la voie romaine (route) qui reliait Avaricum (Bourges) à Augustonemetum (Clermont-Ferrand).
Le tracé de cette voie aux abords de Drevant n'est pas clairement défini.

Le Cher était également une voie navigable comme l'atteste la découverte de la barque de Massoeuvre près de Saint-Florent sur Cher. L'ensemble de l'agglomération pouvait couvrir environ 25ha. Le site voit son importance augmenter à partir du Ier siècle ap. J.-C. après la conquête romaine, provoquant probablement l'abandon du village gaulois du Camp de César.

les découvertes du site:
Claude CHASTILLON, topographe de Henri IV, publie en 1615 un dessin du théâtre. Le mur d'enceinte est bien conservé, un bâtiment médiéval en occupe le centre (voir les articles suivant pour les illustrations) . Le Comte de Caylus mentionne Drevant dans « Recueil d'antiquités égyptiennes, étrusques, grecques et romaines » qu'il publie en 1761. Le théâtre est pratiquement identique à ce qu'il en reste aujourd'hui
Au XIX ème siècle les fouilles prennent de l'ampleur :
1820 : de nombreux objets et vestiges sont mis au jour lors du creusement du canal de Berry.
1834 : M. Hazé, conservateur des monuments historiques du Cher, met au jour plusieurs édifices :

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Le sanctuaire (appelé forum)
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Deux établissements thermaux
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Un édifice proche du Sanctuaire (appelé Basilique)

ll pratique également plusieurs sondages (faire des trous assez profonds sur une petite surface un sondage peut par éxemple faire 80cm de large 30 de long et un mètre de profondeur cela permet de savoir ce qu'il y a "en dessous" sans creuser partout et les parois du 'trou" permettent de voir les différentes étapes ou couches du sol elles sont appellées couches statigraphiques) sur le théâtre pour en définir le plan.
Les vestiges de Drevant sont protégés en 1840.
De 1901 à 1906 : Gustave Mallard (notre grand ami!!! <3 goustaff for ever <3) entreprend le dégagement du théâtre (arène (le sol parsemé de trous de poteaux à parement du à un catapultage massif d'éléphants de combat dans l'anceinte de l'édifice ok ok j'arrête de raconter des conneries je sort!), cavea(les gradins), bâtiment de scène (les coulisses)).
Des travaux importants de restauration sont effectués sous la conduite de G.Ruprich-Robert, architecte en chef des Monuments Historiques.
Le site est ensuite abandonné jusqu'en 1962 !
De 1974 à 1979 : J. Gourvest puis J.Y. Hugoniot fouillent le jardin situé entre le prieuré et l'église. Ils mettent au jour un balnéaire antique occupé du IIème au IVème siècle et recouvert d'une nécropole médiévale avec sarcophages.
De 1979 à 1984 : J.Y. Hugoniot reprend les fouilles sur le sanctuaire (il est bien gentil et il a fait ce qu'il savait avec les moyens de son époque mais il a juste oublier un détail: si il enlève ce qui soutient les fondations des murs... les murs.... S'AFFESSENT!!!) et complète les plans d'Hazé. Il effectue également plusieurs sondages avant des travaux d'urbanisme (terrain Gozard; salle polyvalente, maison Bertrand).
En 1992 J.F. Chevrot puis en 1994 C. Cribellier (super cricri!!! wagnagnagna!) fouillent « Le Champ des Chevaux » destiné à la construction d'un lotissement et mettent en évidence un quartier d'habitat desservi par un aqueduc.
Depuis 1996 (je fouille depuis 2001), dans le cadre d'un contrat Plan Etat-Région Centre, une étude complète du théâtre est menée par C. Cribellier, ingénieur à la D.R.A.C d'Orléans.
Le site est actuellement propriété de l'Etat.



(texte tiré du site et un peut arrangé par moi même...)
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# Posté le vendredi 11 juillet 2008 17:46

les fouilles

les fouilles
l'état actuel du théâtre date des fouilles de Goustaf Mallard.
Malgré les sévices du temps et surtout des hommes, cet ouvrage est dans un état remarquable (ils avaient beau être en jupette c'était pas de tapettes ... la preuve: ça tien toujours) ; c'est le monument le plus impressionnant de l'ensemble. Il est construit en petit appareil (petites pierres) principalement en grès provenant des carrières locales. Son diamètre extérieur est de 85m.

L'orchestra (le milieu, le sol, là où vous voyer du sables et que les gladiateurs sont sencés se taper dessus {même si il n'y en a jamais eu à drenvant} ) de 27m de diamètre est entouré d'un podium en blocs parfaitement appareillés sur 5 rangs, d'une hauteur de 2,8m. Cette particularité permettait de recevoir des jeux violents ou des combats animaliers (ne surtout pas imaginer des lions et autres bêtes féroces c'était trop loint pour aller les chercher ça aurait couter trop cher là c'était plutot des animaux local comme les cerfs, les sangliers... {d'où nos délirs sur les lapins et les cochons d'indes de combat...} sinon ils fesait plutot des spectacles de marionettes et de mimes ça à l'air con aujourd'hui mais à l'époque ils adooooraient!) tout en assurant une bonne protection des spectateurs. Trois portes sont aménagées dans le mur de podium. Chacune donne accès à une loge carrée de 2,3m de côté qui aurait pu servir de cage pour des bêtes sauvages (hiiiiii archi faut! mais c'est quoi ce site officiel qui raconte des conneries!!!!! les portes des carcers "loges carrées" s'ouvraient vers l'intérieur donc si les bêtes étaient enfermées dedans lors ce que l'on ouvrait les portes :primo les gardiens se fesaient bouffer et deuzio les animaux pouvaient partir dans les gradins en passant par les escaliers qui se trouvent de chaques côtés de l'encadrement des portes... pas génial niveau sécurité!), mais peut-être aussi de lieu dédié à des divinités à qui on rendait grâce lors de la procession qui précédait le spectacle (ce qui est beaucoup plus probable vu la proximité du sanctuaire )



La cavea (zone des gradins) est séparée par 6 zones de passage (vomitorium <---- qui contrairement à ce que j'ai longtemps cru après la première visite que j'ai fait avec indi n'est pas un endroit pour vomir les spectacles n'étaient pas si échoeurants que ça! il s'agit simplement des entrées (la foulle qui se déverse dans le théatre par des portes monumentales commes lorsque l'on vomit il y a une certaine notion de flots.... bon ok j'arrête de raconter n'importe nawak) mais c'est sur que quand tu parle toute la journée avec des étudiants en archéo tu pense pas qu'une gamine de douze ans ne sait pas ce que c'est qu'un vomitoir...).
L'édifice possédait 3 séries de gradins, le dernier en haut, recouvert d'un toit en tuile, dominant le fond de l'arène d'une hauteur de 16m.
Il pouvait recevoir environ 5000 spectateurs.
Une galerie circulaire extérieure, large de 4m, permettait d'accéder aux gradins par des portes voûtées.
Elle était supportée par un mur soutenant 23 arcades avec piliers.
Le bâtiment de scène, long de 17m et large de 6m, possède deux portes qui donnent sur l'orchestra et deux portes latérales.
Pour des représentations particulières une avant-scène montée sur des poteaux plantés dans l'arène (d'où l'éxistance des trous de poteaux ) prolongeait la scène existante.
Bâti dans la pente qui domine le Cher, le théâtre possède 14 contreforts voûtés qui contiennent la poussée du terrain.



Les fouilles de 1996 ont permis à V. Mataouchek (cf image une couleure= une phase) de montrer les diverses phases d'agrandissements.
Le théâtre de Drevant est de type gallo-romain (arène circulaire outrepassée, pas de mur de fond de scène).
Son acoustique est remarquable.
Sa conception répond à toutes les utilisations que l'on peut désirer (pièces de théâtre, combats violents d'hommes ou d'animaux, fêtes diverses et processions).
C'est un édifice d'utilisation polyvalente.
Jean Claude Golvin, architecte, chercheur au CNRS, a réalisé une aquarelle restituant l'ouvrage.
Depuis 1999 Christian Cribellier ingénieur à la DRAC d'Orléans conduit des fouilles programmées sur l'édifice afin d'en faire l'étude intégrale et c'est finit! :'-(.
Une restauration complète de l'édifice permettrait d'y présenter des spectacles, le faisant ainsi revivre en accueillant touristes et amateurs passionnés de plus en plus désireux de renouer avec notre histoire.
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# Posté le vendredi 11 juillet 2008 18:15

le sanctuaire

le sanctuaire
Il se compose d'une enceinte carrée de 88,5 m de côté, ceinturée par une galerie couverte à portique de 3 m de large qui abritait des boutiques.



A l'intérieur de l'enceinte, en position excentrée, se trouvent les fondations du fanum (espèce de grande tour dans laquelle on mettait une divinité seules les prétrèsses avaient le droit d'y entrer c'est en général vitré et une coursive permet aux fidels d'en faire le tour) avec cella carrée de 7 m de côté.
Ce bâtiment a peut-être été édifié à la place d'un temple gaulois.



On accède à l'intérieur par une entrée monumentale couverte, à portique
Des portes s'ouvrent sur une galerie à colonnes large de 6 m desservie par un escalier.



Le sanctuaire est détruit par un incendie en 80 de notre ère. Il sera ensuite rénové et agrandi. Au IIIe siècle on réhausse les sols, une pièce à abside est ajoutée à l'angle N-O, une pièce avec bassin hexagonal à l'angle S-O.



Ces modifications traduisent un changement d'utilisation de l'édifice.

Le sanctuaire aurait connu cinq phases de construction.

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# Posté le vendredi 11 juillet 2008 18:22

les thermes

les thermes
Les fouilles de M.Hazé ont mis en évidence deux établissements situés entre le théâtre et le sanctuaire.

Le 1er se trouve sous l'école communale bâtie en 1868. Il couvre une surface de 35m x 29m. Edifié au fond d'une cour, avec un portique supporté par 8 colonnes à chapiteaux corinthiens (des sculptures de fleures sur le haut des colones ~qui a dit que je ne suivais pas en latin?~), il comprend 5 salles :

* 2 froides
* 2 sur hypocauste à pilettes (salles d'eau chaude)
* 1 piscine froide

On trouve aussi plusieurs bassins chauffés dont l'un desservi par un aqueduc.

On pénètre dans le 2ème établissement (42m x 33m) par une palestre au fond de laquelle 4 portes donnent sur une grande salle. De celle-ci on accède aux bains proprement dits comportant 4 salles dont 3 chauffées par hypocauste et 1 salle flanquée de 2 ailes avec absides dans lesquelles se trouvent des baignoires chaudes ou froides.

Le matériel archéologique recueilli sur place (pince à épiler, épingles, boucles d'oreille, bagues, fibule) laisse supposer que chaque établissement était spécifique, hommes-femmes.

Ces structures sont actuellement recouvertes par une pelouse.



(pix: le batiment n°2)
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# Posté le vendredi 11 juillet 2008 18:28

je vais quand même vous présenter les quelques chefs des fouilles du théâtre

donc voici le "responsable" admirer son air intelligent et dire que m'a mère n'ésite pas à me confier à eux.... (quand on voit le résultat elle aurait peut être pas du...) malgrès cet air abruti il est hyper simpa interressant et pas con du tout (si il pouvait trouver des subventions pour que les fouilles continuent ce serait encor mieu!)
je vais quand même vous présenter les quelques chefs des fouilles du théâtre
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# Posté le samedi 12 juillet 2008 06:26